L’école française demande une attestation du savoir-nager en sécurité. Le texte est national. La piscine, non. Un collège sans créneau, ou avec un bassin trop loin et pas assez d’adultes au bord, laisse des élèves arriver en quatrième sans aisance dans l’eau. Le diplôme prévu ne remplace pas l’heure.

Là où ça fonctionne, l’organisation est ennuyeuse, et c’est bon signe. Un bus ou un trajet à pied déjà minuté. Un maître-nageur et des enseignants en nombre. Une longueur qu’on a le droit de finir comme on peut, puis une autre. Les élèves qui descendent l’échelle lentement ne deviennent pas des nageurs de meeting. Ils deviennent des élèves qui ont été dans l’eau avec quelqu’un de compétent à côté.

Le bassin ne trie pas les enfants. Il faut surtout qu’il soit réservé, et que les adultes soient assez nombreux.

Des communes ouvrent en plus des créneaux hors temps scolaire, parfois à un tarif réduit. C’est un second sujet. Le premier reste l’horaire scolaire : c’est le seul qui touche les élèves qui n’iront pas au club le mercredi. Un créneau « libre » en fin de journée sert celles et ceux qui peuvent rester. Il ne remplace pas la séance de la classe.

Les limites sont connues des services des sports. Pas assez de lignes d’eau aux heures de cours. Des bassins fermés pour travaux. Un encadrement qui saute quand un adulte est absent. Annoncer « la natation pour tous les collèges » sans ces trois lignes est une affiche. Tenir quarante-cinq minutes avec un groupe de vingt-quatre, c’est le service.

Le positif se vérifie établissement par établissement : le créneau figure à l’emploi du temps, et la séance a lieu. L’attestation, ensuite, dit ce que l’élève sait faire dans l’eau. Pas ce que la ville aimerait pouvoir dire.

Repère public : attestation du savoir-nager en sécurité, programmes de l’Éducation nationale ; conventions entre collèges et piscines municipales.